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"Vous entrez en territoire zapatiste, ici les citoyens commandent et les gouvernements obéissent."

Un peu de musique de la compagnie jolie môme.

 

 

 

  

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Mercredi 4 avril 2007
Par blogos - Publié dans : A.Z.L.O.B
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Mardi 3 avril 2007
Par blogos - Publié dans : Actualité nationale
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Jeudi 22 mars 2007
Nouvelobs.com, 21 mars 2007.


L’arrestation d’un homme en situation irrégulière venu chercher ses
deux
petits-enfants dans une école du quartier a tourné à l’émeute, mardi
après-midi : la police a fait usage de matraques et répandu des gaz
lacrymogènes.


Les forces de l’ordre auraient arrêté, avec violence, un homme en
situation irrégulière, mardi 20 mars, causant une petite émeute à la
sortie de l’école de la rue Rampal, dans le XIe arrondissement à Paris,
dénonce le Réseau éducation sans frontières (RESF). Cette
interpellation, très musclée, aurait provoqué la panique parmi les
habitants du quartier venus chercher leurs enfants aux écoles Lassalle
et Rampal.

Mardi, vers 16h30, alors que la police avait déjà arrêté un "fourgon
plein" de sans-papiers à la sortie de ces écoles, elle a voulu
interpeller un homme qui attendait ses deux petits-enfants, scolarisés
aux écoles Piver et 77, bld de Belleville, dans un café situé à l’angle
des écoles, témoigne Brigitte Wieser, de RESF-Paris.


"Enormément de policiers"

Les policiers ont alors "assiégé" le café dans lequel le grand-père
attendait. Les membres du Réseau et des habitants du quartier ont donc
tenté de s’interposer, et se sont placés devant la voiture de police
qui
allait emmener ce sans-papiers. "Il y avait énormément de policiers",
rapporte Brigitte Wieser. "Ils sont devenus fous furieux. Nous voulions
faire de la résistance, nous ne recherchions pas l’affrontement". Mais
les policiers ont tous sorti leurs matraques, et répandu des gaz
lacrymogènes puissants. "J’ai pris un coup de matraque dans le dos. Si
nous avions cherché l’affrontement, nous aurions tous fini à
l’hôpital",
souligne la militante parisienne.


"Entretenir la peur"

A cette heure de sortie des écoles, la rue était pleine de monde,
d’enfants, de parents avec des poussettes, explique-t-elle. Les
directeurs des écoles ont dû faire entrer les parents et les enfants
dans les bâtiments pour les protéger des gaz et de la bousculade.

Une journaliste, qui était présente, a pu filmer la scène. Les
policiers
lui ont pris ses papiers. Ils lui ont rendu sa carte de presse, mais
elle n’a pas récupéré sa carte d’identité. La police voulait aussi se
saisir de sa caméra, mais elle est parvenue à s’en débarrasser. "Ils
étaient très embêtés, ils ont longtemps cherché la caméra", commente
Brigitte Wieser.


Jets de projectiles sur les policiers

Une version que contestent les forces de l’ordre. Selon une source
policière, il s’agit d’une opération classique de contrôle, sur
réquisition du procureur de la République, dans trois débits de
boisson.
Cette source confirme que les fonctionnaires ont interpellé un
ressortissant chinois en situation irrégulière au "Petit Rampal".

Quand les fonctionnaires sont sortis du bar, une vingtaine de personnes
les ont bloqués et ont encerclé le véhicule de police, certains
s’allongeant sur la chaussée pour empêcher son départ, selon la source
policière. Des coups et des projectiles ont détérioré la voiture de
police. Les policiers ont essuyé des jets d’objets et d’un liquide
provenant d’un squat d’artistes proche, précise-t-on. Pour se dégager,
ils ont dû appeler des renforts et faire usage de lacrymogènes. L’un
d’entre eux a été blessé à l’épaule et irrité au visage par le liquide,
indique la source policière. Ce fonctionnaire fait l’objet de dix jours
d’interruption totale de travail.


"Il est monté d’un cran"

"La préfecture de Paris avait toujours garanti qu’il n’y aurait pas
d’arrestation à la sortie des écoles", souligne Brigitte Wieser. "Nous
avons demandé aujourd’hui au préfet de nous recevoir, pour lui demander
de ne plus céder aux pressions du candidat Sarkozy, qui exige du
chiffre de ses préfets".

En même temps que cette "rafle", il y en a eu deux autres, aux métros
Goncourt et Stalingrad, et plusieurs arrestations. "On est monté d’un
cran dans les rafles", commente Brigitte Wieser.

Cette militante redoute que les parents en situation irrégulière ne
scolarisent plus leurs enfants, par crainte d’être arrêtés en allant
les
chercher à l’école. "Hier soir, dans notre permanence du XIe
arrondissement, il y avait beaucoup de monde. Les gens sont venus nous
dire qu’ils avaient peur. Ces rafles servent à entretenir la peur",
juge
Brigitte Wieser.
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Jeudi 22 mars 2007
http://tempsreel.nouvelobs.com/speciales/medias__pouvoirs/20070321.OBS8191/quand_sarkozy_pique_une_colerecontre_la_direction_de_fr.html
Selon Le Canard enchaîné paru mercredi 21 mars, le ministre de
l'Intérieur et candidat UMP, Nicolas Sarkozy, a piqué une grosse
colère,
dimanche 18 mars, dans les locaux de France 3.
Invité de l'émission "France Europe Express", animée par Christine
Ockrent, Nicolas Sarkozy est arrivé avec "une escouade de garde du
corps, de conseillers et sa maquilleuse personnelle". Mais une fois
dans
la loge, le candidat a été invité à patienter, tous les sièges étant
déjà occupés par les autres invités de l'émission.
Au bout d'un moment, le ministre a perdu patience, toujours selon
l'hebdomadaire satirique: "Je ne veux pas attendre plus longtemps, je
veux me faire maquiller tout de suite". Puis, encore un peu plus tard:
"Mais enfin, il n'y a personne pour m'accueillir. La direction n'est
pas
là? Ce n'est pas normal. Qu'est-ce qu'ils font? Qui suis-je pour être
traité ainsi ?".
Nicolas Sarkozy aurait alors fait mine de partir, déclenchant la
panique
parmi les journalistes, avant de "péter les plombs": "Personne n'est là
pour m'accueillir. Toute cette direction, il faut la virer. Je ne peux
pas le faire maintenant. Mais ils ne perdent rien pour attendre. Ca ne
va pas tarder."
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Mardi 20 mars 2007

COMMUNIQUÉ LDH

Paris, le 19 mars 2007

http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article1940

Cesare Battisti a été arrêté au Brésil. Condamné à perpétuité sans avoir été entendu par la justice italienne, il finira ses jours en prison, s’il est extradé, sans avoir pu se défendre et faire valoir ses droits.

Par la voix du Président Mitterrand, la France avait donné sa parole que ceux qui avaient rompu avec la violence ne seraient pas extradés. Cesare Battisti a cessé toute action illégale depuis vingt-neuf ans et a toujours vécu paisiblement dans notre pays. Mais la France de Messieurs Sarkozy et Perben a renié sa parole, elle a voulu livrer ceux qu’elle avait accueillis.

Le ministre de l’Intérieur, qui vient de faire préfacer son dernier livre par le leader de l’extrême droite italienne, prétend aujourd’hui que le gouvernement français n’aurait fait qu’appliquer les règles d’Interpol en donnant au Brésil les informations nécessaires. La vérité, c’est que Cesare Battisti, qui n’a jamais menacé l’ordre public français, a été arrêté à des milliers de kilomètres de notre pays par des policiers français qui lui ont tendu un piège avec leurs collègues brésiliens dans une rue de Rio de Janeiro. C’est bien plus que ce qu’exigent les règles d’Interpol. Le ministre de l’Intérieur le sait. Pourquoi le candidat gouvernemental ne le dit-il pas ?

Quant à la justice, la LDH rappelle que Cesare Battisti n’a été condamné – sans aucune preuve matérielle ‑ que sur la base de deux témoignages de « repentis », qui ont acheté par leurs accusations d’importantes remises de peine pour les crimes qu’ils avaient commis. Et cela suffit à un gouvernement français pour aider à envoyer cet homme finir sa vie derrière les barreaux « sans autre forme de procès » ? La Cour européenne des droits de l’Homme, elle, a déjà répondu que refuser un vrai procès à un condamné par contumace, c’est violer la Convention européenne des droits de l’Homme.

Messieurs Perben en 2004 et Sarkozy en 2007 ont fait cela en notre nom : trahir la parole donnée, refuser le droit au procès équitable en violation du droit européen des droits de l’Homme. La LDH milite pour une autre image du politique. Elle appelle les citoyens à exiger demain que les gouvernants s’attachent à dire la vérité et à respecter les droits.

Par blogos - Publié dans : Communiqués
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