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"Vous entrez en territoire zapatiste, ici les citoyens commandent et les gouvernements obéissent."

Un peu de musique de la compagnie jolie môme.

 

 

 

  

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Actualité

Jeudi 8 septembre 2005 4 08 /09 /2005 00:00

Il serait bienséant, je le sais, de parler d’abord de la macula de Jacques Chirac et des cent jours de Dominique de Villepin. C’est l’exercice auquel nous sommes conviés. Un chef de l’État affaibli qui ne se représentera pas, et deux crocodiles dans le marigot de la droite luttant pour sa succession. On y viendra, bien sûr, comme tout le monde. Mais avant cela, qu’on me permette un détour. Quelques réflexions sur des images qui nous obsèdent et finissent par se confondre. Des détresses qui se mêlent, quoique des milliers de kilomètres les séparent. À Paris, une série d’incendies dans des taudis. À La Nouvelle-Orléans, un ouragan, des inondations. Ici et là des familles à la rue, des visages ­ presque toujours noirs ­ qui tour à tour expriment la douleur, la peur, la colère. La France et les États-Unis d’Amérique, deux des pays les plus riches du monde, nous ont montré ces jours-ci une part de leur vérité cachée. La grande misère et la grande injustice en plein coeur de sociétés que la statistique magnifie. Évidemment, la comparaison s’arrête là.

Les drames parisiens et la catastrophe du delta du Mississipi sont sans commune mesure. Et la société française est (encore) loin d’être aussi inégalitaire que la société américaine. Mais tout de même, voyons un instant les réactions de deux hauts personnages, hommes politiques de premier plan. Elles ont quelque ressemblance. L’un, l’Américain, avec cette lenteur désormais habituelle chez lui ­ sorte d’incrédulité quasi physiologique devant l’événement ­, a eu d’abord le réflexe d’envoyer la troupe, non pour porter secours mais pour traquer les pillards. Ses premiers mots ont été pour menacer (« Zéro tolérance ») ceux qui tenteraient de récupérer des vivres dans les supermarchés dévastés. L’autre, le Français, après les incendies, a donné ordre aux CRS d’évacuer manu militari ces familles qui vivent dans des squats insalubres. Ces deux hommes, évidemment, vous les avez reconnus. C’est George Bush et Nicolas Sarkozy. Ils se ressemblent au moins sur un point : une certaine culture de la brutalité. D’abord la répression. Sans doute cela va-t-il de pair avec une vision sociale qui exalte la concurrence et repose sur l’idée première que les pauvres ont ce qu’ils méritent. En Louisiane, ceux qui n’ont pas eu les moyens de fuir la calamité naturelle. À Paris, ceux qui sont à la merci des marchands de sommeil. Dans les deux cas, on se garde de mettre en cause les politiques qui produisent ces inégalités. À l’heure de l’action, on va au plus simple, c’est-à-dire au plus vulnérable.

Cette « rencontre » politique n’est pas tout à fait fortuite. On sait notre ministre de l’Intérieur grand admirateur du modèle américain, version Bush. Quand il évoque sa « politique de rupture », et propose de liquider définitivement le « modèle français », c’est de ce côté-là qu’il regarde. Du côté d’une politique qui préfère toujours les aventures militaires en Irak au renforcement des digues qui protègent des cyclones. Nul ne sait ce nous que réserve l’avenir politique. Un avenir rendu encore plus incertain avec l’accident cardio-vasculaire de Jacques Chirac. Mais il n’est pas difficile d’imaginer où Nicolas Sarkozy veut nous amener. Il a l’avantage sur tous ses rivaux de ne s’encombrer d’aucun héritage, ni d’aucune fidélité. Il flatte goulûment une clientèle électorale naguère tentée par le lepénisme mais qui n’osait pas toujours se l’avouer. Sarkozy, c’est la réconciliation, très officielle et publique, de la droite libérale et de l’extrême droite.

Cela nous ramène à notre exercice convenu. Ainsi, ce jeudi, pas la veille ni le lendemain, non, ce jeudi, nous sommes conviés à un premier bilan de l’action de Dominique de Villepin à Matignon. Féru d’épopée napoléonienne, et à ses heures historien non dépourvu de style, le Premier ministre a lui-même décidé de ce rendez-vous des « cent jours ». Nous voilà donc, une fois de plus, piégés par un artifice de communication. Ainsi vont désormais nos démocraties, rythmées par des slogans peaufinés dans des officines de publicité. À vrai dire, celui-là est d’une habileté toute relative. Les Cent-Jours de l’empereur, depuis son retour de l’île d’Elbe au mois de mars jusqu’à la défaite de Waterloo, un certain 18 juin 1815, n’ont guère été qu’un codicille dans l’histoire du Premier Empire. Et ils se sont achevés par la débâcle que l’on sait. Dominique de Villepin n’en est pas là. En cent jours donc, le nouveau Premier ministre nous a seulement proposé une politique banalement libérale, et ordinairement inégalitaire (voir page 8). Mais il le fait dans un registre différent de son ministre de l’Intérieur. Villepin est un pur chiraquien. Comme son maître à penser, il peut exalter le « modèle français » tout en lui portant le coup de grâce. Il peut être tiers-mondiste dans les grandes enceintes internationales et le contraire absolu dans les affaires françaises. La politique est injuste mais le style est élégant. Malheureusement pour lui, le matraquage des pauvres et l’impunité pour les riches (les mots peuvent paraître désuets, mais on n’en connaît pas d’autres pour rendre compte d’une réalité tout simplement sordide) sont l’oeuvre d’un ministre de son gouvernement, et cela fait aussi partie des cent jours de M. de Villepin.

http://www.politis.fr/article1439.html

Par blogos - Publié dans : Actualité
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Mardi 20 septembre 2005 2 20 /09 /2005 00:00
(R.M.Jennar) 

Le 19 septembre 2005


BOLKESTEIN : C’EST LE MOMENT D’AGIR !


Bonjour,


Contrairement à ce que nous ont dit, au printemps, les Chirac, Hollande, Raffarin, Sarzoky et Strauss-Kahn, la « proposition relative aux services dans le marché intérieur », mieux connue sous le nom de proposition Bolkestein, n’a jamais été et n’est pas dans les poubelles de l’Histoire.


Elle n’a jamais été abandonnée. Elle a fait l’objet de débats et de propositions d’amendements dans plusieurs commissions du Parlement européen. Et maintenant, l’heure des votes décisifs approche. On va tout d’abord, en commission, voter sur les amendements les 4 et 5 octobre. Puis, soit fin octobre, soit à la mi-novembre (ce n’est pas encore fixé), on votera en séance plénière, à Strasbourg.


Le premier vote portera sur l’amendement le plus radical : celui qui demande le rejet.


Si le rejet n’est pas obtenu, on votera alors sur les amendements au texte. Il y a des amendements qui méritent d’être soutenus :


- ceux qui limitent le plus le champ d’application de la directive et en sortent notamment les services publics, la santé, la culture, l’audiovisuel,… ;

- ceux qui suppriment le principe du pays d’origine ou son quasi équivalent le principe de la reconnaissance mutuelle ;

- ceux qui soumettent l’application de cette directive à une harmonisation préalable, secteur par secteur ;

- ceux qui suppriment les dispositions qui rendent inapplicable la directive sur le détachement des travailleurs ;

- ceux qui suppriment les pouvoirs accrus donnés à la Commission européenne dans les négociations sur l’AGCS (Accord général sur le Commerce des Services).


Les députés européens vont devoir choisir et se prononcer. Il nous importe de les informer de notre vigilance. Nous connaissons les enjeux. Nous allons observer comment ils se comportent. C’est cela la démocratie : les élus sont comptables de leurs choix devant les électrices et les électeurs.


Il faut leur faire savoir. Voici, ci-dessous et en pièce jointe, un projet de lettre. Mais vous pouvez aussi leur rendre visite ou leur téléphoner. Voici également, classés par circonscription électorale, les élus des partis démocratiques de Belgique et de France. Tous ne donnent pas leur adresse privée.


L’URFIG publiera la manière dont chaque élu aura voté. Et ses explications si vous nous les communiquer. Il dépend de nous que cette proposition soit rejetée ou changée. Ceci n’est qu’une façon d’agir. Participer aux autres initiatives est tout aussi important.

Bien cordialement,


Raoul Marc JENNAR


projet de lettre à adresser à un ou plusieurs membres du Parlement européen de votre choix (de préférence ceux de votre circonscription ; un élu est plus sensible à l’expression de ses électeurs)




Date



Madame, Monsieur,


Dans les prochaines semaines, vous allez devoir vous prononcer, au Parlement européen, sur la « proposition relative aux services dans le marché intérieur », mieux connue sous le nom de proposition Bolkestein.


Vous allez en premier lieu devoir vous prononcer sur un amendement qui propose le rejet. Je tiens à vous indiquer que c’est que je souhaite que vous fassiez. Cette proposition va exactement à l’encontre du modèle de société que nous tentons de construire depuis plus de deux cents ans. Elle le détruit. Il faut donc la rejeter.


J’observerai donc comment vous allez voter sur la demande de rejet.


Si le rejet n’est pas obtenu, vous allez devoir choisir parmi les amendements proposés. Certains sont plus significatifs que d’autres. Vous aurez le choix entre des amendements qui ne changent pas grand-chose et d’autres qui réduisent sérieusement le champ d’application de la directive, qui en soustraient les services publics et la santé, qui suppriment le principe du pays d’origine ou son quasi équivalent le principe de la reconnaissance mutuelle, qui imposent la priorité à l’harmonisation secteur par secteur, qui suppriment les dispositions rendant inapplicable la directive sur le détachement des travailleurs et qui font disparaître les articles qui renforcent le pouvoir de la Commission européenne notamment dans les négociations sur l’AGCS (il s’agit de l’Accord Général sur le Commerce des Services, en négociation permanente à l’OMC).


J’observerai comment vous allez voter sur ces questions essentielles.


Et je le ferai savoir.


Vous avez pour devoir de protéger et de conforter notre modèle social. Vous en êtes le dépositaire. Je vous encourage à agir dans ce sens.


Salutations citoyennes distinguées.



Signature

adresse






MEMBRES DU PARLEMENT EUROPEEN


BELGIQUE


[groupes PPE (CD&V et CDH), Libéral (VLD, PRL), PSE (Spa,PS), VERTS (Agalev-Ecolo)]


Collège francophone :


Philippe BUSQUIN (PS) : pbusquin@europarl.eu.int

Parlement européen ASP 12G153

Rue Wiertz - 1047 Bruxelles

Fax : 02 284 9514


Véronique DE KEYSER (PS) : vdekeyser@europarl.eu.int

Parlement européen ASP 12G115

rue Wiertzstz - 1047 Bruxelles

Fax : 02 284 9774


Gérard DEPREZ (MR) : gdeprez@europarl.eu.int

Parlement européen ASP 09G153

rue Wiertz - 1047 Bruxelles

Fax : 02 284 9774


Antoine DUQUESNE (MR) : aduquesne@europarl.eu.int

Parlement européen ASP 09G157

rue Wiertz - 1047 Bruxelles

Fax : 02 284 9216


Alain HUTCHINSON (PS) : ahutchinson@europarl.eu.int

  1. rue St. Bernard -1060 Bruxelles

Fax : 02 284 9451


Pierre JONCKHEER (Ecolo) : pjonckheer@europarl.eu.int

Parlement européen ASP 08H104

Rue Wiertz – 1047 Bruxelles

Fax : 02 284 9896


Raymond LANGENDRIES (CDH) : raymond.langendries@tubize.be

  1. rue du Pire – 1480 Tubize

Fax : 02 284 9615


Frédérique RIES (MR) : fries@europarl.eu.int

Parlement européen ASP 09G165

Rue Wiertz – 1047 Bruxelles

Fax : 02 284 9549


Marc TARABELLA (PS) : mtarabella@europarl.eu.int

  1. rue du Centre – 4160 Anthisnes

Fax : 02 284 9740

Collège germanophone :


Mathieu GROSCH (CDH) : mgrosch@europarl.eu.int

Albert I Straße 34 – 4720 Kelmis

Fax : 02 284 9229


Collège néerlandophone :


Ivo BELET (CD&V) : ibelet@europarl.eu.int

Parlement européen ASP 08F259

Rue Wiertz – 1047 Bruxelles

Fax : 02 284 9623


Frederika BREPOELS (CD&V) : fbrepoels@europarl.eu.int

Maastrichtersteenweg 144 – 3500 Hasselt

Fax : 02 284 9862


Jean-Luc DEHAENE (CD&V) : jldehaene@europarl.eu.int

Berkendallaan 52 – 1800 Vilvoorde

Fax : 02 284 9867


Mia DE VITS (SPa) : mdevits@europarl.eu.int

Parlement européen PHS 08B080

Rue Wiertz – 1047 Bruxelles

Fax : 02 284 9715


Saïd EL KHADRAOUI (SPa) : said.elkhadraoui@skynet.be

Groeftstraat 29/2 – 3000 Leuven

Fax : 02 284 9564


Annemie NEYTS-UYTTEBROECK (VLD) aneytsuyttebroeck@europarl.eu.int

Léon Lepagestraat 9 – 1000 Brussel

Fax : 02 284 9661


Bart STAES (AGALEV) : bstaes@europal.eu.int

Anselmostraat 51 – 2018 Antwerpen

Fax : 02 284 9642


Dirk STERCKX (VLD) :

Parlement européen ASP 10G302

Rue Wiertz – 1047 Bruxelles

Fax : 02 284 9111


Marianne THYSSEN (CD&V) : mthussen@europarl.eu.int

Oude Nethensebaan 39 – 3051 Sint-Joris-Weert

Fax : 02 284 9918


Johan VAN HECKE (VLD) : jvhecke@europarl.eu.int

Geraardsbergse Steenweg 116 – 9860 Oosterzele

Fax : 02 284 9190

Anne VAN LANCKER (SPa) : anne.vanlancker@pandora.be

Prinses Clementinalaan 134 – 9000 Gent

Fax : 02 284 9494


FRANCE


[groupes PPE(UMP), Libéral (UDF), PSE(PS), GUE(PCF), VERTS]


Est :


Jean-Marie BEAUPUY (UDF) : jmbeaupuy@europarl.eu.int

  1. rue de L'Ecu – 51100 Reims

Fax : 00 32 2 284 9354


Joseph DAUL (UMP) : jdaul@europarl.eu.int

  1. rue de Berstett – 67370 Pfettisheim

Fax : 00 32 2 284 9525


Nathalie GRIESBECK (UDF) : ngriesbeck@europarl.eu.int

  1. en Fournirue – 57000 Metz

Fax : 00 32 2 284 9391


Benoît HAMON (PS) : bhamon@europarl.eu.int

Parlement européen ASP 14G257

Rue Wiertz BE-1047 Bruxelles

Fax : 00 32 2 284 9476


Adeline HAZAN (PS) : ahazan@europarl.eu.int

Parlement européen ASP 14G153

Rue Wiertz BE-1047 Bruxelles

Fax : 00 32 2 284 9158


Marie Anne ISLER BEGUIN (Les Verts) : maisler@europarl.eu.int

  1. rue Mabille – 57000 Metz

Fax : 00 32 2 284 9572


Véronique MATHIEU (UMP) : mathieuve@wanadoo.fr

  1. Lévaugoutte – 88340 Le val d'Ajol

Fax : 00 32 2 284 9220


Pierre MOSCOVICI (PS) : pierre.moscovici@parti-socialiste.fr

  1. rue Solférino – 75007 Paris

Fax : 00 32 2 284 9993


Catherine TRAUTMANN (PS) : ctrautmann@europarl.eu.int

Parlement européen ASP 12G253

Rue Wiertz BE-1047 Bruxelles

Fax : 00 32 2 284 9425


Ile-de-France :


Pervenche BERES (PS) : pberes@europarl.eu.int

Parlement européen ASP 14G206

Rue Wiertz BE-1047 Bruxelles

Fax : 00 32 2 284 9777


Marielle DE SARNEZ (UDF) mdesarnez@europarl.eu.int

133, rue de l'Université – 75007 Paris

Fax : 00 32 2 284 9297


Harlem DESIR (PS) : harlem.desir@free.fr

10 bis, rue Robespierre 93600 Aulnay-Sous-Bois

Fax : 00 32 2 284 9777


Anne FERREIRA (PS) : ferreira.anne@wanadoo.fr

  1. rue de la Comédie – 02100 Saint Quentin

Fax : 00 32 2 284 9193


Nicole FONTAINE (UMP) nfontaine@europarl.eu.int

  1. rue du Bois de Boulogne – 92200 Neuilly/Seine

Fax : 00 32 2 284 9225


Patrick GAUBERT (UMP) : www.patrickgaubert.net

  1. Boulevard Brune – 75014 Paris

Fax : 00 32 2 284 9456


Bernard LEHIDEUX (UDF) blehideux@europarl.eu.int

  1. rue Babylone – 75007 Paris

Fax : 00 32 2 284 9547


Alain LIPIETZ (Les Verts) alipietz@europarl.eu.int

  1. rue du XI Novembre – 94800 Villejuif

Fax : 00 32 2 284 9207


Gilles SAVARY (PS) : gsavary@europarl.eu.int

Parlement européen ASP 14G116

Rue Wiertz BE-1047 Bruxelles

Fax : 00 32 2 284 9420


Pierre SCHAPIRA (PS) : pierre.schapira@mairie-paris.fr

Hôtel de Ville de Paris 3, rue Lebav – 75004 Paris

Fax : 00 32 2 284 9791


Jacques TOUBON ( UMP) jtoubon@europarl.eu.int

Parlement européen ASP 13E115

Rue Wiertz BE-1047 Bruxelles

Fax : 00 32 2 284 9166



Francis WURTZ (PCF) : fwurtz@europarl.eu.int

Parlement européen ASP 06F163

Rue Wiertz BE-1047 Bruxelles

Fax : 00 32 2 284 9106


Massif Cental-Centre :


Jean-Pierre AUDY (UMP) jpaudy@eurparl.eu.int

Parlement européen ASP 13E165

Rue Wiertz BE-1047 Bruxelles

Fax : 00 32 2 284 9126


Bernadette BOURZAI (PS) : b.bourzai@wanadoo.fr

  1. avenue V. Hugo BP 38 – 19001 Tulle cedex

Fax : 00 32 2 284 9432


Marie-Hélène DESCAMPS (UMP) : mhd5@wanadoo.fr

Bas Chamboisson Le Clos de L'Aireau 37310 Azay/Indre

Fax : 00 32 2 284 9730


Janelly FOURTOU (UDF) jfourtou@europarl.eu.int

Parlement européen ASP 09G142

Rue Wiertz BE-1047 Bruxelles

Fax : 00 32 2 284 9150


Catherine GUY-QUINT (PS) : c.guyquint@wanadoo.fr

  1. avenue M. Ange 63000 Clermont-Ferrand

Fax : 00 32 2 284 9931


André LAIGNEL (PS) alaignel@europarl.eu.int

Chemin des Charmelons 36100 Issoudun

Fax : 00 32 2 284 9935


Nord-Ouest :


Jean-Louis BOURLANGES (UDF) jlbourlanges@europarl.eu.int

Parlement européen ASP 09G206

Rue Wiertz BE-1047 Bruxelles

Fax : 00 32 2 284 9876


Jean-Louis COTTIGNY (PS) jlcottigny@europarl.eu.int

  1. rue du Commandant Dumetz 62000 Arras

Fax : 00 32 2 284 9703


Brigitte DOUAY (PS) : bdouay@europarl.eu.int

Parlement européen ASP 14G269

Rue Wiertz BE-1047 Bruxelles

Fax : 00 32 2 284 9786



Hélène FLAUTRE (Les Verts) hflautre@europarl.eu.int

  1. rue de la Justice 62000 Arras

Fax : 00 32 2 284 9364


Jean-Paul GAUZES (UMP) jpgauzes@europarl.eu.int

Parlement européen ASP 13E258

Rue Wiertz BE-1047 Bruxelles

Fax : 00 32 2 284 9700


Jacky HENIN (PCF) jhenin@europarl.eu.int

Mairie de Calais Place du Soldat Inconnu 62100 Calais

Fax : 00 32 2 284 9180


Marie-Noëlle LIENEMANN (PS) : m-lienemann@wanadoo.fr

  1. avenue du Château de Chaiges 91200 Athis-Mons

Fax : 00 32 2 284 9102


Vincent PEILLON (PS) : vpeillon@europarl.eu.int

Parlement européen ASP 14G265

Rue Wiertz BE-1047 Bruxelles

Fax : 00 32 2 284 9312


Tokia SAIFI (UMP) tsaifi@europarl.eu.int

Parlement européen ASP 13E206

Rue Wiertz BE-1047 Bruxelles

Fax : 00 32 2 284 9562


Henri WEBER (PS) : hweber@europarl.eu.int

  1. square Sainte-Croix de la Bretonnerie 75004

fax : 00 32 2 284 9788


Ouest :


Marie-Hélène AUBERT (Les Verts) : mhaubert@europarl.eu.int

Permanence Régionale : 57, boulevard Foch 49000 Angers

fax : 00 32 2 284 9475


Roselyne BACHELOT-NARQUIN (UMP) : rbachelot@europarl.eu.int

Parlement européen ASP 13E169

Rue Wiertz BE-1047 Bruxelles

Fax : 00 32 2 284 9630


Ambroise GUELLEC (UMP) : www.ambroiseguellec.com

Rue Kerudalem 29710 Pouldreuzic

Fax : 00 32 2 284 9520


Stéphane LE FOLL (PS) slefoll@eroparl.eu.int

  1. rue des Aloès 72000 Le Mans

Fax : 00 32 2 284 9495


Philippe MORILLON (UDF) pmorillon@europarl.eu.int

Parlement européen ASP 09G205

Rue Wiertz BE-1047 Bruxelles

Fax : 00 32 2 284 9506


Bernard POIGNANT (PS) bpoignant@europarl.eu.int

  1. avenue Miossec 29000 Quimper

Fax : 00 32 2 284 9405


Marie-Line REYNAUD (PS) mlreunayd@europarl.eu.int

  1. rue des Fosses 16200 Jarnac

fax : 00 32 2 284 9360


Yannick VAUGRENARD (PS) yvaugrenard@europarl.eu.int

Parlement européen ASP 13G257

Rue Wiertz BE-1047 Bruxelles

Fax : 00 32 2 284 9113


Bernadette VERGNAUD (PS) bvergnaud@europarl.eu.int

Parlement européen ASP 14G157

Rue Wiertz BE-1047 Bruxelles

Fax : 00 32 2 284 9210


Outre-Mer :


Jean-Claude FRUTEAU (PS) jcfruteau@europarl.eu.int

Parlement européen ASP 14G253

Rue Wiertz BE-1047 Bruxelles

Fax : 00 32 2 284 9745


Margie SUDRE (UMP) msudre@europarl.eu.int

Parlement européen ASP 13E217

Rue Wiertz BE-1047 Bruxelles

Fax : 00 32 2 284 9473


PAUL VERGES (PCF) pverges@europarl.eu.int

Parlement européen ASP 06F167

Rue Wiertz BE-1047 Bruxelles

Fax : 00 32 2 284 9124


Sud-Est :


Jean-Luc BENHAMIAS (Les Verts) jlbenhamias@europarl.eu.int

69 bis, avenue des Châtaigniers 93160 Noisy-le-Grand

Fax : 00 32 284 9574


Guy BONO (PS) : gbono@europarl.eu.int

Hôtel de Région 27, place Jules Guesdes 13481 Marseille cedex 20

Fax : 00 32 2 284 9425


Marie-Arlette CARLOTTI (PS) macarlotti@europarl.eu.int

Immeuble Cantral Park, bât. B - Impasse Fissiaux 13004 Mrseille

Fax : 00 32 2 284 9789


Thierry CORNILLET (UDF) tcornillet@europarl.eu.int

Parlement européen ASP 09G103

Rue Wiertz BE-1047 Bruxelles

Fax : 00 32 2 284 9579


Claire GIBAULT (UDF) : claire.gibault@wanadoo.fr

  1. rue Falguière 75015 Paris

Fax : 00 32 2 284 9613


Françoise GROSSETETE (UMP) : fgrossetete@europarl.eu.int

Parlement européen ASP 13E102

Rue Wiertz BE-1047 Bruxelles

Fax : 00 32 2 284 9952


Michel ROCARD (PS) : mrocard@europarl.eu.int

266, boulevard Saint Germain 75007 Paris

Fax : 00 32 2 284 9785


Martine ROURE (PS) mroure@europarl.eu.int

Parlement européen ASP 14G169

Rue Wiertz BE-1047 Bruxelles

Fax : 00 32 2 284 9138


Ari VATANEN (UMP) : avatanen@europarl.eu.int

Parlement européen ASP 13E246

Rue Wiertz BE-1047 Bruxelles

Fax : 00 32 2 284 9995


Mme. Dominique VLASTO (UMP) dvlasto@eurparl.eu.int

538, rue Paradis 13008 Marseille

Fax : 00 32 2 284 9161


Sud-Ouest :


Kader ARIF (PS) karif@europarl.eu.int

Parlement européen ASP 14G165

Rue Wiertz BE-1047 Bruxelles

Fax : 00 32 2 284 9170


Françoise CASTEX (PS) : fcastex@wanadoo.fr

32360 Lavardens

Fax : 00 32 2 284 9129

Jean-Marie CAVADA (UDF) jmcavada@europarl.eu.int

Parlement européen ASP 09G206

Rue Wiertz BE-1047 Bruxelles

Fax : 00 32 2 284 9367


Christine DE VEYRAC (UMP) cdeveyrac@europarl.eu.int

Parlement européen ASP 13E210

Rue Wiertz BE-1047 Bruxelles

Fax : 00 32 2 284 9739


Alain LAMASSOURE (UMP) : www.alainlamassoure.com

Parlement européen ASP 13E158

Rue Wiertz BE-1047 Bruxelles

Fax : 00 32 2 284 9706


Anne LAPERROUZE (UDF) : alaperrouze@europarl.eu.int

Parlement européen ASP 09G154

Rue Wiertz BE-1047 Bruxelles

Fax : 00 32 2 284 9450


Robert NAVARRO (PS) rnavarro@europarl.eu.int

907, avenue de Saint Maur 34400 Montpellier

Fax : 00 32 2 284 9421


Gérard ONESTA ( Les Verts) gonesta@europarl.eu.int

Parlement européen ASP 08G354

Rue Wiertz BE-1047 Bruxelles

Fax : 00 32 2 284 9505


Béatrice PATRIE (PS) : aquitaine@beatrice-patrie.org

Parlement européen ASP 13G130

Rue Wiertz BE-1047 Bruxelles

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Mardi 27 septembre 2005 2 27 /09 /2005 00:00
Un étrange pedigree pour une Ministre déléguée au commerce extérieur



La trajectoire professionnelle de madame Christine Lagarde, nommée Ministre

déléguée au commerce extérieur le 2 juin dernier, a quelque chose de détonant

relativement au poste qu¹elle occupe au sein du gouvernement.



Aucune information n¹ayant été publiée quand à la poursuite où non de ses

mandats professionnels, il nous paraît important  d¹en énumérer quelques uns.



Au moment de sa nomination, elle était présidente du Comité de politique

globale du premier cabinet d¹avocats d¹affaires américain, Baker & McKenzie.

Cette firme, dont Christine Lagarde fut PDG de 1999 à 2004 se félicite, entre

autres, d¹effectuer pour le compte de ses clients " un lobbying afin

d¹obtenir la traduction de ( leurs) intérêts spécifiques dans la législation

européenne".



En avril dernier, Christine Lagarde intégrait par ailleurs le conseil de

surveillance de la banque d¹affaires ING Groep.



C¹est pourquoi, le 12 juin, le Réseau des Élus et collectivités territoriales

Hors-AGCS a

adressé au Premier Ministre une lettre (1)   pour souligner le possible

conflit d¹intérêt entre les activités récentes de madame Lagarde et son

mandat, à un poste aussi sensible, au sein de l¹actuel gouvernement.



Le Réseau se félicite que suite à ce courrier la Ministre déléguée au

commerce extérieur ait abandonné ses responsabilités au sein d¹ING Groep

mercredi 15 juin 2005, bien après sa nomination alors qu¹elle aurait du le

faire immédiatement. Il estime néanmoins que son itinéraire soulève d¹autres

questions préoccupantes.



En effet, en qualité de présidente de Baker &McKenzie, Madame Lagarde a joué

un rôle important au sein du Center for Strategic & International Studies. Le

CSIS (2) a été créé en 1962 par Ray S Cline, qui était alors directeur de la

CIA....

Pour le CSIS, à sa prise de fonction ministérielle, Madame Lagarde était

vice-présidente de la Commission Action USA-UE-Pologne (présidée par Zbigniew

Brzezinski). Elle y représentait les intérêts américains.



Cette Commission a mis en place un groupe spécifique, le US-Poland Defense,

chargé de promouvoir la coopération américano-polonaise dans l¹industrie de

la défense. Elle travaille à l¹intégration des systèmes de défense entre les

deux pays, au développement de l¹industrie de défense polonaise, conformément

aux recommandations du vice-président de Boeing Europe, Stanley Glod. Elle

prépare des programmes d¹entraînement, en coopération avec l¹américain

Lockheed Martin.



En février dernier Madame Lagarde a encore présidé la session plénière d¹une

autre structure du CSIS,/ la Commission Action Euro Atlantique. Cette

dernière s¹est donné pour mission la relance du Partenariat transatlantique.



A la lecture de ces éléments, et eu égard la Constitution, le réseau des Élus

et collectivités Hors-AGCS, s¹interroge sur le fait de savoir si tout cela

est réellement compatible avec la fonction de Ministre Délégué au Commerce

extérieur étant donné leur influence potentielle sur sa capacité à défendre

les intérêts français et européens, tant dans les négociations en cours à

l¹OMC que dans le conflit qui oppose Boeing à AirBus.



Le Réseau s¹est adressé au premier ministre pour souligner tous ces points et

obtenir des éclaircissements. Il prendra d¹autres initiatives pour clarifier

cette situation et, plus généralement, ce genre de situation.



Grigny, le 17 juin 2005



(1) La lettre au ministre :

 http://www.hors-agcs.org/agcs/article.php3?id_article=116



(2) Le Réseau tient à la disposition de la presse une note très documentée

sur le CSIS.



Contacts :

Réseau national des élus et collectivités Hors AGCS : Hôtel de Ville 69520

Grigny

Tél. 04 72 49 52 34 . rbalme@sitiv.fr. http://www.hors-agcs.org



http://www.grigny-citoyenne.org/newsletter/subscribe.php
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Mardi 27 septembre 2005 2 27 /09 /2005 00:00
Tout le monde ne lit pas Les Echos  alors je me fais un plaisir de vous faire suivre cette chronique de Monsieur GUAINO . Tout le monde ne sait pas qui est Monsieur GUAINO - donc pour ceux qui ne savent pas c'est un monsieur qui avait été nommé Commissaire Général au Plan par Chirac aprés sa campagne sur la "fracture social" - c'est donc un chiraquin atypique...  Enfin j'en profite pour dire un truc qu'on ne dit pas assez en ces temps de baisses d'impôts.  Si vous êtes un grouvernement en déficit vous placez sur le marché des titres pour financer votre dette. Et ces titres rapportent évidemment à ceux qui les achétent.  Si vous êtes un gouvernement qui baisse les impôts directs vous faites un cadeau, en particulier aux plus riches, et vous aggravez votre déficit.  Mais ça tombe bien car les plus riches a qui vous avez fait faire des économies ont justement de quoi acheter des titres qui rapportent (à eux) . Si vous n'aviez pas baissé les impôts, voire si vous les aviez augmenté (révons un peu) ils auraient payé, et n'auraient pas eu de quoi acheter des titres représentatifs de la dette, mais justement grace à leurs impôts  vous auriez eu moins de dette...

Les Echos, no. 19502
Idées, mardi 20 septembre 2005, p. 21

La chronique de

Non, la France ne vit pas au-dessus de ses moyens

HENRI GUAINO

HENRI GUAINO

Avec une dette publique de plus de 1.000 milliards d'euros, un déficit budgétaire chronique, un système d'assurances sociales en faillite virtuelle, on peut être pris de vertige devant nos finances publiques. D'autant que l'explosion des dépenses de santé, de dépendance, de retraites, est programmée pour les années à venir. Faut-il en conclure que la France vit au-dessus de ses moyens, que les parents compromettent l'avenir de leurs enfants en tirant des traites sur leur avenir ?

A vrai dire, cette formule à l'emporte-pièce est infondée. Un agent économique vit au-dessus de ses moyens quand il consomme plus qu'il ne gagne. Un pays vit au-dessus de ses moyens si son taux d'épargne domestique est négatif. Les comparaisons internationales dans ce domaine sont des exercices délicats. Si l'on s'en tient aux chiffres de l'OCDE, la France avec une épargne nationale de l'ordre de 19 % de son produit national brut est loin de consommer plus qu'elle ne produit. Selon l'OCDE, aucun pays développé, à l'exception notable du Portugal, ne présentait un taux d'épargne négatif en 2003, pas même les Etats-Unis.

Avec son déficit public récurrent, la France tire-t-elle des traites sur son avenir ? Certes, les déficits d'aujourd'hui font les impôts de demain et la moitié des créances sur l'Etat est détenue par des non-résidents auxquels il faudra bien rembourser l'argent prêté. Mais avec un excédent de sa balance courante pendant douze ans et malgré le retour d'un déficit extérieur depuis 2004, la dette extérieure de la France est, sinon nulle, du moins négligeable, les créances des non-résidents étant compensées par les créances des Français sur l'étranger. Mieux : si l'on évalue les investissements au prix du marché, la position extérieure nette de la France est largement positive. D'un point de vue comptable, notre dette est financée par l'épargne française. C'est donc pour l'essentiel une dette de la France vis-à-vis d'elle-même. Et si l'on agrège les créances et les dettes des ménages français, il apparaît que les intérêts de la dette publique sont des revenus pour les Français payés par l'impôt des Français.

Avec l'un des taux d'épargne les plus élevés des pays développés, pas plus que la France les Français ne vivent au-dessus de leurs moyens. A l'inverse des Australiens dont le taux d'épargne est négatif depuis plusieurs années ou des Américains dont le taux d'épargne a été négatif cet été, les Français ne consomment pas plus qu'ils ne gagnent. Et alors que les ménages américains dépensent en consommation et en investissement plus que leurs revenus, le cash-flow des ménages français est toujours positif.

On a beau dire que les générations actuelles vivent sur le dos des générations futures en accumulant de la dette publique, c'est une consommation plus faible que dans les autres pays développés qui ressort des chiffres français, et un investissement presque entièrement financé par l'épargne nationale. Avec un déficit de ses paiements courants de 1 % de son PIB en 2005, une part infime de cet investissement est financée par l'épargne étrangère, quand les Américains empruntent au reste du monde pour financer leur consommation. Il convient d'ailleurs de ne pas réduire l'investissement au capital physique. L'accumulation du capital humain est tout aussi importante. Or les dépenses d'éducation sont supérieures au déficit des administrations publiques, ce qui relativise l'idée que l'endettement de l'Etat ne sert pas à financer des investissements pour les générations à venir.

On peut faire le même raisonnement pour le déficit de l'assurance-maladie, qui sert à soigner les enfants et leurs parents qui les éduquent. Rien ne permet d'affirmer aujourd'hui que l'avenir est sacrifié au présent et que le bilan des transferts entre générations est négatif pour les plus jeunes. Sans compter l'importance de l'aide gratuite que les parents et les grands-parents consentent aux jeunes adultes.

Si la France vivait au-dessus de ses moyens, cela appellerait une compression de la consommation, et du niveau de vie. Solution paradoxale quand tout le monde se plaint de l'insuffisance de la consommation au regard des standards internationaux et de la faiblesse du pouvoir d'achat. Qui peut penser que les jeunes générations y gagneraient ? La vérité est qu'il ne faut pas uniquement voir le budget comme une machine à ponctionner le pouvoir d'achat mais aussi comme un moyen permettant de pallier les insuffisances du marché, et le déficit budgétaire comme un substitut possible à l'endettement des ménages.

Avec bientôt près de 70 % du PIB d'endettement public, l'Etat est sans aucun doute trop endetté. Mais à l'inverse, avec un endettement équivalent à 60 % de leur revenu disponible, les ménages français sont parmi les moins endettés des pays développés. Ceci compense cela, si l'on veut bien considérer qu'il faut additionner dette publique et dette privée pour avoir une vision correcte des engagements qui s'accumulent sur la tête de chacun. De ce point de vue, on constatera qu'au Canada et en Suède, souvent cités en exemple de bonne gestion, le taux d'endettement des ménages est deux fois plus élevé. Avec une dette publique inférieure de 20 points à la dette française mais un déficit budgétaire de 3 % et un taux d'endettement des ménages double du taux français, qui peut soutenir que la situation financière britannique est meilleure que celle de la France ?

Le budget de l'Etat est un outil d'intermédiation financière. Il permet de financer des investissements socialement utiles ne répondant pas aux critères du marché. Il permet aussi à l'Etat de jouer un rôle d'amortisseur dans les conjonctures difficiles en empruntant à la place des ménages. La contrepartie est une vulnérabilité plus grande des comptes publics à la conjoncture et aux taux d'intérêt. Elle a pour corollaire une moindre vulnérabilité des ménages. Ce choix n'est pas forcément le plus mauvais.

Les choses se gâtent quand l'endettement public explose en même temps que celui des ménages et que la dette extérieure s'envole, comme aux Etats-Unis. La France n'en est pas là. Il ne s'agit pas pour elle de vivre plus en rapport avec ses moyens, mais de lutter contre les gaspillages, d'améliorer la productivité de sa dépense publique, de faire évoluer sa spécialisation internationale et d'investir assez pour renouer avec une croissance forte grâce à laquelle la hausse du rendement de l'impôt et la baisse des dépenses induites par le chômage permettront de mettre un terme à la paupérisation de l'Etat.


Note(s) :

HENRI GUAINO est ancien commissaire général au Plan.

Catégorie : Éditorial et opinions
Sujet(s) uniforme(s) : Administration et finances publiques; Finances et placements personnels
Sujets - Les Echos : POLITIQUE ECONOMIQUE
Lieu(x) géographique(s) - Les Echos : FRANCE
Type(s) d'article : IDEES
Taille : Long, 810 mots

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Doc. : news·20050920·EC·4316991
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Mardi 27 septembre 2005 2 27 /09 /2005 00:00
Le gouvernement a caché l'existence des cultures commerciales d'OGM
LE MONDE | 07.09.05 | 13h53  •  Mis à jour le 07.09.05 | 13h53

Le gouvernement a-t-il délibérément organisé le secret autour des cultures commerciales de maïs transgénique en France, ou s'est-il montré incapable de les contrôler ? La question se pose après la révélation par Le Figaro du 6 septembre que près de 1 000 hectares de maïs transgénique étaient exploités dans le sud-ouest de la France.

Un comité de biovigilance, instauré en 1999 par l'article L 251-1 du code rural, est en effet "chargé de donner un avis sur les protocoles de suivi de l'apparition éventuelle d'événements indésirables" pouvant intervenir lors de la dissémination d'organismes génétiquement modifiés (OGM). Le texte dispose aussi que "la traçabilité des produits doit être assurée soit par suivi du produit, soit par analyse" . Mais le comité n'a pas été informé de l'ampleur des cultures commerciales lors de sa dernière réunion en mai. "Rien n'a été dit sur ce qui était planté cette année" , dit Arnaud Apoteker, qui représente Greenpeace dans cette instance. "Le comité n'est pas censé être informé des cultures commerciales" , indique-t-on au ministère de l'agriculture. "Au contraire, le comité provisoire était censé travailler sur l'impact des OGM commercialisés" , contredit Pierre-Henri Gouyon, chercheur à l'université d'Orsay (Paris-XI) et membre du comité. Le flou règne de toute façon en la matière, puisque le décret prévu pour organiser le fonctionnement définitif du comité n'a jamais été publié.

Le public n'est pas mieux informé que les experts par l'administration. Le site Internet gouvernemental d'information du public (www.ogm.gouv.fr) indique que "moins de 100 ha d'OGM sont cultivés en France" .

PAS DE REGISTRE PUBLIC

Plus généralement, le gouvernement n'a pas appliqué les dispositions de la directive européenne 2001-18 régissant les disséminations d'OGM, qui impose qu'un registre public des cultures transgéniques soit tenu, ce qui suppose une déclaration obligatoire des cultures. Il est vrai que la France n'a toujours pas transposé cette directive ­ elle aurait dû le faire en 2002 ­, ce qui lui a valu plusieurs remontrances de la part de la Commission européenne et une condamnation le 15 juillet 2004 par la Cour de justice des communautés européenne.

Le paradoxe est cependant que les cultures commerciales de maïs transgénique pourraient être considérées comme légales. Le maïs planté en 2005 est en effet une variété contenant le transgène MON 810 de la firme Monsanto. Or celui-ci a été autorisé en 1998, avant que l'Europe adopte un moratoire en 1999 (levé en 2004) et la nouvelle directive 2001-18. C'est le même maïs, résistant à un insecte, la pyrale, qui est cultivé en Espagne, sur 60 000 hectares, où il n'est pas destiné à l'alimentation humaine mais à celle du bétail. Cependant, il ne semble pas qu'un dispositif de traçabilité de ce maïs soit prévu en France.

Le secret de ces cultures commerciales a provoqué de vives réactions chez les élus et les associations concernés. Certes, 1 000 ha semblent peser peu relativement aux quelque 3 millions d'ha de maïs cultivés en France. Mais c'est près de vingt fois plus que les 50 ha cultivés à fin d'expérimentation, sur lesquels le débat public s'est focalisé depuis deux ans. Pour Philippe Martin, député (PS) du Gers, "c'est le triple principe de risque, de prolifération et d'opacité qui est appliqué dans le domaine des cultures commerciales d'OGM". "En l'absence de toute réglementation stricte et de tout régime d'indemnisation, l'Etat doit se poser la question de leur neutralisation" , ajoute M. Martin, d'autant plus "choqué" que son projet de référendum d'initiative populaire sur les OGM, qu'il envisage dans son département, est bloqué par le préfet et le tribunal administratif.

Martin Malvy, président (PS) de la région Midi-Pyrénées, se dit "inquiet et en colère" : "Nous ne pouvons accepter cette promiscuité transgénique qui peut remettre en cause la politique agricole de la région, reposant sur la traçabilité de produits agricoles de qualité. La contamination par les OGM fait peser une menace sur une large part de notre filière agricole" , déclare- t-il au Monde . Christian Ménard, député (UMP) du Finistère et rapporteur de la mission parlementaire qui a recommandé, en avril, une pause dans les essais d'OGM, indique qu'il n'avait "aucune connaissance de ces cultures". "Il faut la plus grande transparence, sinon on n'arrivera à rien" , précise-t-il.

Quant aux faucheurs volontaires, ils sont surpris de l'ampleur des cultures commerciales en France. "Cette information survient quelques jours avant le début de plusieurs procès. Les procureurs vont attaquer l'illégalité des faucheurs alors que le gouvernement lui-même organise des cultures hors-la-loi" , dit José Bové, leur porte-parole.

Du côté gouvernemental, la réaction a été réduite à un communiqué du ministère de l'agriculture, reconnaissant les cultures sur "492,8 ha" . Il annonce un projet de loi qui sera présenté au Parlement cet hiver. Visant à transposer la directive 2001-18, le projet "rendra obligatoire la déclaration de mise en culture" , "permettra d'adopter des mesures de coexistence" avec les cultures non OGM, et donnera au ministre de l'agriculture "le pouvoir d'adopter par voie réglementaire les conditions d'information du public" .


Hervé Kempf

Canada : procès pour contamination au colza

Un problème majeur posé par les cultures transgéniques est le risque de contamination des champs voisins cultivés de manière conventionnelle ou en agriculture biologique. Au Canada, où le colza est dans une très grande proportion transgénique, un millier d'agriculteurs biologiques ont déposé une plainte contre Monsanto et Bayer, qui commercialisent les semences de colza transgénique. La plainte a été jugée recevable le 30 août par la cour d'appel de l'Etat du Saskatchewan, dans l'ouest du pays. "Le cas soulève des points de droit nouveaux et potentiellement controversés" , a indiqué le juge Cameron. "La question n'est pas mineure, elle concerne l'indépendance et la survie de tous les paysans du monde" , affirme Dale Baudoin, un des plaignants.

En France, les conditions de coexistence entre cultures OGM et non OGM doivent être réglées par le projet de loi annoncé pour la fin de l'année. La question de la responsabilité des producteurs en cas de contamination devrait être alors une des questions les plus discutées.

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